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Robe rouge de Marie-Antoinette - Tableau Liberté - Cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024

Robe rouge de Marie-Antoinette - Tableau Liberté - Cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024

N° d'inventaire
2024.2.32.5
Code-barres
92221
Type
Robe, Costume de cérémonie d'ouverture
Période
Paris 2024
Créateur / Auteur
Bürki Daphnè
Origine
MNS - 2024.2 - don - COJOP Paris 2024 - 30 septembre 2024
Utilisation
Cérémonie d'ouverture
Matériaux
Polyester , Plastique
Dimensions
200 cm - 118 cm

Description physique

Il s'agit d'une robe rouge montée sur une structure métallique. En effet sous la robe figure une structure qui semble coupée en deux afin que chaque participante puisse se glisser plus facilement aux fenêtres de la Conciergerie. Une fois enfilée à la manière d'un sac à dos, la structure permet de créer l'illusion que la tête de a participante se trouve entre ses propres mains, pourtant, il s'agit d'un mannequin en mousse qui trône au dessus de celles-ci. L'endroit ou la tête de la participante est visible est signifié uniquement par un trou afin que le reste de son corps restent dissimulé. On remarque d'ailleurs une fermeture éclair à cet endroit-ci afin de faciliter l'habillage. Cette robe-ci est composée d'une partie haute sur laquelle figure un buste au corset rouge, sans tête d'où jaillissent des rubans de dentelles rouges pour symboliser le sang. La partie basse quant à elle, permet à la participante d'être dissimulée sous une jupe rouge.

Notes

Lors de la performance du groupe de métal Gojira, l’image est saisissante : Marie-Antoinette décapitée, postée à l’une des fenêtres de la Conciergerie, tient en ses mains sa propre tête en chantant « Ah ! Ça ira ! », Chant révolutionnaire Français. Ce personnage fait évidemment référence à la célèbre dernière reine de l'Ancien Régime, qui meurt guillotinée le 16 octobre 1793 sur la place de la Révolution à Paris, après avoir été emprisonnée à la Conciergerie, à Paris. L’image vue par les spectateurs du monde entier est une référence aux saints céphalophores : des saints qui ont été décapités et que les peintres et sculpteurs représentaient en tenant leur tête entre leurs mains. Une manière de ne pas oublier le martyre des guillotinés tout en contrebalançant le traitement férocement festif de la violence de la Révolution, dont le sang gicle de la Conciergerie sous la forme de bouquets de rubans rouges. De multiples Marie-Antoinette sont finalement posté au bas de la Conciergerie et à ses fenêtres. Toutes les têtes entre les mains. Ceci est rendu possible par un stratagème, une structure se trouve sous la robe permettant aux participantes de glisser leur tête dans un trou tandis que le reste de la robe tient au-dessus d’elles. Ici, il s’agit surement du costume d’une des Marie-Antoinette postée aux fenêtres de la Conciergerie puisque la robe est rouge.

Crédits photographiques

© @ Collection MNS